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Le Collier de la Reine

Versailles, 15 août 1785.

 

Louis XVI et Marie-Antoinette règnent depuis onze ans sur le royaume de France.

 

 

l'affaire du collier Louis XVI portrait l'affaire du collier Marie-Antoinette portrait

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La foule se presse dans la Galerie des Glaces pour assister à la grand messe de l'Ascension qui doit être célébrée par le Cardinal de Rohan, Grand Aumonier de France.

 

Quand celui-ci fait son entrée avec retard, la couleur écarlate de son habit pontifical tranche avec la pâleur de son visage.

 

Derrière lui, le Baron de Breteuil, le ministre de la maison du Roi - l'équivalent du ministre de l'intérieur - s'adresse au garde de la Sécurité et prononce ces quelques mots : « je vous ordonne Monsieur, d'arrêter Monsieur le Cardinal et d'en répondre ».

 

Affaires d'Etat, crimes ? Que s'est il passé ? Jamais on a vu un homme du Clergé, Grand Aumônier de France en plus, qui n'a pour supérieur et pour juge que le Pape, arrêté ainsi en habit devant les courtisans ! C'est une humiliation incroyable !

 

La raison de cette arrestation : Louis XVI soupçonne très fortement le Cardinal d'être impliqué dans une sombre affaire de vol de collier mettant en cause le nom de la Reine.

 

En effet, quelques jours plutôt, des joailliers ont réclamé à la Reine le règlement du premier versement d'un collier que le Cardinal aurait acheté en son nom. Selon les dires de Rohan, le collier a été remis au valet de Souveraine, or la Reine affirme qu'elle n'a jamais été en possession de ce collier.

 

Mais de quel collier s'agissait-il  ?

 

l'affaire du collier, le fameux collier

 

 

 

Une parure composée de 647 diamants d'un poids total de 2840 carats, pesant plus de deux kilos.

 

Un travail qui a demandé des années de recherche aux joailliers Boëhmer et Bassange pour réunir l'ensemble des pierres.

 

Sa valeur ? 1 600 000 livres, l'équivalent de 3 chateaux et 500 ha en Ile de France, ou de 6 ou 7 hotels particuliers dans Paris. Autant dire un sacré morceau !

 

Les joailliers pensaient destiner leur chef d'oeuvre à Louis XV pour la du Barry, mais manque de chance Louis XV est décédé.

 

 

 

 

 

 

 

l'affaire du collier :  Marie-Antoinette essayant le collier

 

 

 

Les joailliers ont également présenté le joyau à Louis XVI pour Marie- Antoinette.

 

Mais elle le refuse : elle aurait rétorqué (la France était alors en pleine guerre contre l'Angleterre) que son pays avait d'avantage besoin d'un vaisseau qu'un collier.

 

Par ailleurs, la Reine le trouve trop lourd, démodé, trop voyant et sans allure. Quitte à dépenser, autant faire construire des petites fermettes ... car Marie-Antoinette aime jouer à la bérgère (son Hameau situé non loin du Chateau de Versailles vaut le détour ! )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est donc en ce 15 août que l'affaire du collier qui secoua la France, éclaboussa la Monarchie et donna son coup de grâce à l'Autrichienne, commence.

 

Plantons le décor digne d'un roman où se mêlent escroquerie, amour, haine, argent, pouvoir et trahison.

 

Cinq personnages entrent en scène :

 

l'affaire du collier :  le cardinal de Rohan portrait

 

Le Pigeon : Le Cardinal Louis de Rohan

 

Noble, riche mais extrêmement dépensier, prince, descendant d'une des plus familles puissantes du royaume de France. Parmi ses ancêtres et aîeules la Reine Anne de Bretagne, épouse de Charles VII, mais aussi François 1er et Henri IV.

 

Le Prince Louis est évêque de la Cour, Prince Evèque de Strasbourg, grand Aumônier de France. Il fut aussi ambassadeur à Vienne de 1772 à 1774.

 

Sous ces belles apparences, Rohan est un « fêtard » : il est réputé pour ses soirées libertines, son comportement provocateur et il est grand amateur de femmes …  ...

 

Marie-Thérèse, la mère de Marie-Antoinette, n'apprécie pas cette débauche surtout pour un homme d'Eglise.

Et de son côté, Rohan critique le double jeu de l'Impératrice dans l'affaire de la Pologne (la Prusse, l'Autriche et la Russie étaient en train de se mettre secrètement en accord pour se partager la Pologne) 

 

"J'ai effectivement vu pleurer Marie Thérèse sur les malheurs de la Pologne opprimée. Mais cette princesse, exercée dans l'art de ne point se laisser pénétrer, me parait avoir les larmes à son commandement. D'une main, elle à le mouchoir pour essuyer ses pleurs, de l'autre, elle saisie le glaive pour être la troisième partageante."

 

Ces écrits ont été portés à la connaissance de Marie-Antoinette et ont mis cette dernière hors d'elle. Depuis, le Cardinal de Rohan n'a pas grâce aux yeux de la Reine. Et le Prélat en souffre car il rêve à nouveau d'une carrière ministérielle et de prendre la place du Baron de Breteuil, le ministre de l'intérieur. Pour un Rohan dont la devise familiale est « Roi ne puis, Prince ne daigne, Rohan suis » … rien que ça … on peut aisément comprendre que les relations difficiles avec la Reine le perturbe.

 

 

l'affaire du collier :  le mage Cagliostro

 

Le mage : Cagliostro

 

A cette époque des Lumières, les  scientifiques se mèlent aux charlatans.

Cagliostro, de son vrai nom Joseph Balsamo, en fait partie. Il prétend faire grossir les diamants, transformer le plomb en or, connaître le passé et dire l'avenir. Il distrait et envoûte littéralement le Cardinal de Rohan à qui il prédit la gloire et la fortune, lors de ses séances de spiritisme.

 

 

l'affaire du collier :  le mage Cagliostro et ses seances de spiritisme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l'affaire du collier :  la comtesse Jeanne de la Motte

 

 

L'instigatrice : La comtesse Jeanne de la Motte-Valois.

 

Elle est née Saint Rémy. Son nom est illustre, elle se fait appeler Valois mais en réalité elle n'est la descendante que d'un batard d'Henri II.

 

Son enfance est misérable, passée à mendier. Son père est un pauvre soldat et quand il décède, la mère de Jeanne l'abandonne avec sa sœur et son frère.

 

Durant toute sa vie, elle n'aura qu'une obsession : faire reconnaître que c'est une valois et retrouver le lustre digne de sa lignée.

 

Elle se fait recueillir par la Marquise de Boulainvilliers qui l'élève et qui la présente au Cardinal de Rohan.

 

Elle se marie avec Monsieur de Lamotte qui est gendarme. Il est loin d'être comte mais Jeanne l' affuble de ce titre. Nettement plus chic.

 

Certes, Jeanne est pauvre, mais elle est maligne et sait que son charme n'est pas insensible aux hommes :

« elle avait une peau blanche et fraîche, des graces, un esprit naturel, des yeux vifs et perçants …. soit tempérament, soit necessité, elle mettait tout en usage pour captiver les hommes, les rendre esclaves de ses charmes et en tirer s'il était possible un double parti .. » (Mémoire Historique des intrigues de la Cour par Reteaux de Villette 1790)

 

Au décès de la Marquise, « la comtesse aux pieds nus » se rapproche du Cardinal. Pleurant les larmes de son corps et faisant les yeux doux, elle devient rapidement sa maîtresse.

 

l'affaire du collier :  Marc Retaux de Villette

 

 

Le faussaire et l'amant transi : Marc Rétaux de Villette

 

Déjà condamné par le passé pour faux en écriture, Rétaux de Villette est surnommé par les gazetiers de l'époque "le taureau de la motte" … c'est tout dire.

 

 

 

l'affaire du collier :  la baronne d'Oliva

 

 

 

 

 

La prostituée, « la barboteuse » comme on les appelait : La baronne d'Oliva

 

De son vraie nom Nicole Leguaye, elle est repérée par le mari de Madame de La Motte au palais Royal, un des quartiers chauds de Paris. Même taille, même corpulence, une vague ressemblance avec la Reine. Monsieur de la Motte ne se gène pas pour la séduire et coucher avec elle, tout comme l'amant Rétaux de Villette d'ailleurs …. Ils vont convaincre la d'Oliva de jouer une farce à un grand Seigneur mais elle doit se faire passer pour la Reine.

 

 

 

 

 

 

Les faits

 

L'échange de correspondances

 

En 1781, le riche Cardinal prend Jeanne de la Motte sous sa protection et l'entretient bien entendu. Pour Jeanne de la Motte et Rétaux de Villette, il est convenu « qu'un amant de la sorte n'était pas à négliger » .... Ha quelle belle époque ! Mais Jeanne veut plus.

 

Elle repère rapidement le point faible du Cardinal : il ferait tout pour retrouver les bonnes grâces de Marie-Antoinette. Ce qui arrangerait bien ses finances et son égo.

 

l'affaire du collier : le Cardinal de Rohan et Jeanne de la Motte

 

Alors, avec habileté, Jeanne va se faire passer pour une amie intime de la Reine et lui promet de le réconcilier avec la Reine. Aucun soupçon du Cardinal : A l'époque, Versailles est un véritable courant d'air où plus de 10 000 courtisans gravitent.

 

Jeanne propose alors au Cardinal d'échanger une correspondance. Et c'est son amant de coeur Rétaux de Villette, qui va se charger de rédiger les lettres de la Reine.

 

Une centaine de billets doux seront échangés. Jeanne en profitera pour extorquer d'importantes sommes au Cardinal pour soit disant les bonnes oeuvres de la Reine ...

 

Mais Rohan se lasse de ces correspondances et veut vraiment s'assurer que la Reine lui a pardonné. Il veut une rencontre. Une rencontre ? pas de problème pour Jeanne.

 

 

La rencontre du Bosquet de Vénus

 

La fameuse rencontre du Bosquet de Vénus, a lieu dans le Parc de Versailles à minuit en août 1784.

Le lieu et l'heure de cette rencontre ne surprennent pas Rohan: La reine a l'habitude de prendre le frais si tard dans la nuit.

 

Au lieu et place de la Reine, c'est la prostituée d'Oliva que les Lamotte ont habillé comme Marie-Antoinette en copiant la tenue qu'elle portait sur un portrait de Vigée-Lebrun. 

 

l'affaire du collier : la rencontre dans le Bosquet de Venus

 

L'illusion est parfaite. Le Prélat n'y voit que du feu. Dans le noir, son visage légèrement caché par une coiffe, la d'Oliva remet une rose au Cardinal.

 

La rencontre est très brève, interrompue par Madame de Lamotte qui pretexte l'arrivée de la Comtesse de Provence et d'Artois ... Le Cardinal de Rohan est aux anges. Il est enfin pardonné.

 

 

 

L'arnaque du collier

 

l'affaire du collier : le joaillier Boehmer

 

Les joailliers Boëhmer et Bassenge qui ont toujours leur chef d'oeuvre sur les bras, ont entendu parler de la comtesse de la Motte si proche de la Reine. Ils la rencontrent en lui promettant un diamant si elle arrive à convaincre la Souveraine de leur acheter le collier.

 

Jeanne de la Motte a alors une idée de génie et passe aux choses sérieuses : elle fera acheter ce collier pour la reine par le Cardinal.

 

Elle présente en janvier 1785 au Cardinal la pseudo requête de la Reine : Elle désire que le Prélat négocie en secret pour son compte l'achat du collier. Bien entendu la Reine le remboursera.

 

Le Cardinal est plus surpris par le montant colossal de la somme que par la démarche. En effet, ce n'est pas la première fois que la Reine achète des bijoux en cachette de son mari.

 

Le Cardinal sait qu'en agissant ainsi, il est certain que la Reine lui sera éternellement reconnaissante. D'ailleurs, son mage, certainement aussi ensorcelé par Jeanne, lui promet une vie pleine de richesse et de gloire à Roha s'il satisfait à la demande de la Reine.

 

 

Le contrat d'achat prévoyant le paiement de la somme en 4 quartiers de 400 000 dûment approuvé et signé "Marie-Antoinette de France", suffit à rassurer le Cardinal sur la volonté de sa Reine.

 

Chose surprenante, il n'a pas l'air d'attacher d'importance à la signature … Or les reines ne signent que par leur prénom. Mais peu importe, il est aveuglé par ce qu'il pourra recevoir en retour.

 

l'affaire du collier : signature de Marine-Antoinette

 

 

Rohan se rend chez les Joailliers à qui il indique acheter le collier pour le compte de la Reine. Et le 1er février, le Cardinal remet la parure dans l'appartement de Jeanne de la Motte au « valet » de la Reine.

 

Mais le soir même, Jeanne, son mari et Rétaux de Villette l'amant, désossent le collier à l'aide de couteaux de cuisine ! 

 

Le mari et l'amant vont vendre les diamants. Mais ils ne pourront qu'en tirer un prix plus bas que leur véritable valeur. En effet, les diamantaires sont méfiants : car même s'il n'y a pas eu de vol déclaré, les pierres ainsi cassées sont typiques d'une origine douteuse.

 

l'affaire du collier : diamant casse

 

Quelques semaines passent. Le Cardinal s'étonne de ne pas avoir été remercié par la Reine et que cette dernière ne porte toujours pas le sompteux collier. Jeanne invente n'importe quel pretexte pour le faire patienter.

 

Pendant ce temps, et grâce à la vente des diamants, Jeanne profite « enfin » de la vie : elle achète une gentilhommière à Bar-sur-Aube dans sa région d'origine, des carrosses, des meubles, de l'argenterie ...

 

L'échéance du 1er août approche et Jeanne craint ce moment.

 

Elle va dire au Cardinal que la Reine ne peut régler le premier quartier et demande un repport jusqu'au mois d'octobre.  Mais à titre de dédommagement, voilà 35 000 livres pour le paiement des intérêts.

Entre temps, elle se précipite chez les joailliers Boëhmer et Bassange et leur signifie que le contrat d'achat est un faux : ils devront donc se retourner contre le Cardinal s'ils veulent obtenir le paiement de leur créance. Car Jeanne espère que le Cardinal paiera s'il veut éviter un scandale.

 

Sauf que .... de son côté à Versailles, le roi a chargé Boëhmer de remettre à la Reine une belle paire de boucles d'oreilles qu'il vient d'acheter. En effet, quelques mois plus tôt, Marie-Antoinette a mis au monde Louis Charles de France, le futur Louis XVII. 

 

l'affaire du collier : Louis XVII

 

 

Or quand Boëhmer se présente, il ne peut s'empêcher de remettre à la Reine un billet dans lequel il exprime sa profonde satisfaction de la voir en possession "des plus beaux diamants connus en Europe et qu'il la priait de ne point l'oublier". 

 

La Reine ne compend pas et brûle le billet.

Mais le 3 août, Boëhmer se présente chez Madame Campan, première femme de chambre de Marie-Antoinette, lui signalant que la Souveraine n'a pas réglé la permière échéance.  C'est à ce moment que Madame Campan comprend que l'heure est grave.

 

La Souveraine, son confesseur et le Baron de Breteuil, le ministre de la maison du Roi, se réunissent pour trouver quelle issue à donner à cette affaire. La Souveraine et le Baron (qui aurait voulu avoir la place d'Ambassadeur occupé à Vienne par Rohan) détestent le Cardinal et y voient donc là un excellent moyen de le détuire définitivement.

 

Le Cardinal est convoqué par le Roi au matin du 15 aôut 1785.

 

l'affaire du collier : Louis XVI et Marie-Antoinette accusent le Cardinal de Rohan

 

 

Le Cardinal livre le nom de Jeanne de la Motte. Il se rend compte qu'il a été dupé par cette femme qui n'est autre qu'une diablesse.

 

Mais ni Marie Antoinette, ni Louis XVI, ni le Baron de Breteuil ne croient à la version du Cardinal. Rohan est embastillé le 16 aôut 1785.

 

 

l'affaire du collier : le Cardinal de Rohan est embastillé

 

 

Madame de la Motte est arrêtée quelques jours plus tard dans sa demeure de Bar-sur-Aube. Tout comme la d'Oliva, arrêtée à Bruxelles, et Retaux de Villette qui lui était à Genève. Le mari Monsieur de la Motte, qui se trouve en Angleterre pour finir de vendre les diamants, ne sera pas attrapé.

 

 

Le procès

 

Marie-Antoinette veut que l'opinion sache qu'elle est la victime d'un complot. Pour laver son honneur au grand jour, et pour être disculper en public, il faut alors un procès public.

 

Toutefois, Louis XVI se veut libéral et propose au Cardinal : soit la justice retenue (le procès se tenant à huis clos), soit la justice ordinaire (par le Parlement). Bien entendu, c'est la seconde solution que Rohan choisit.

 

En faisant une telle proposition, Louis XVI commet sa première une erreur : en effet la justice retenue aurait permis d'étouffer cette affaire peu reluisante pour la Reine déjà fort calomniée. Au lieu de cela, le débat public attisera les haines et les passions.

 

Les deux chefs d'accusations sont les suivants : escroquerie et crime de lèse-majesté envers la Reine.

 

Au cours du procès, Rohan explique qu'il a été le dindon de la farce; la comtesse de la Motte nie tout en bloc, mais les témoignages de son amant Rétaux de Villette, du mage Cagliostro et de la "barboteuse" d'Oliva, l'accablent.

 

l'affaire du collier : Au proces, Jeanne de la Motte est hysterique

 

 

Le Verdict

 

A la suite d'une véritable enquête menée par le Parlement, le 7 juin 1786, le Cardinal est déchargé de toute culpabilité à 26 voix contre 23 ! Dehors c'est l'euphorie générale ! « Vive le Parlement, Vive le Cardinal innocent ».

 

Mais la sentence n'est pas du tout du goût de la Reine, ni de son mari qui veut défendre son honneur. Et c'est la seconde erreur commise par le Roi.

 

En effet, en dépit du jugement des Parlementaires, Louis XVI retire à Rohan sa charge et l'exile dans son Abbaye de la Chaise-Dieu en Auvergne. Cette décision fait hurler une partie de la Noblesse et du Clergé qui rejoignent les bancs du Tiers Etats pour dénoncer l'absolutisme royal !

 

Quant aux autres personnes impliquées ?

Seuls le comte de la Motte et la comtesse de la Motte furent sanctionnés.

 

Le mari est condamné par contumace (puisqu'il se trouvait en Angleterre) aux galères à perpetuité.

 

 

l'affaire du collier : Jeanne de la Motte marquee au fer rouge

 

Quant à la comtesse Jeanne de Lamotte : elle est fouettée, marquée au fer rouge du V de voleuse (d'ailleurs, à force de se débattre et de mordre ses geôliers, elle sera marquée deux fois, dont une au sein …, et enfermée à perpétuité à la Salpêtrière.

 

Chose surprenante, elle s'en évadera, déguisé en homme, en juin 1787 avec une facilité déconcertante … ce qui reste une énigme dans cette histoire. A-t elle été aidée ? Par qui ? Pourquoi ?

 

Dans cette histoire, on oublie souvent le mari, Monsieur Le Comte, qui se fit condamné certes, mais jamais pris.  Des enquêtes ont montré qu'il était en réalité une "mouche". Autrement dit il était un observateur, un espion pour le compte de la "police". Ceci explique-t-il cela ?

 

l'affaire du collier : l'evasion de Jeanne de la Motte

 

 

La comtesse de la Motte, après son évasion, se réfugie en Angleterre où elle écrit ses mémoires. Ses écrits, terriblement soporifiques à mon avis, et que l'ensemble des historiens qualifient en grande partie de mensongères …. Elle va jusqu'à y affirmer qu'elle entretenait des relations sexuelles avec Marie-Antoinette.

 

En voici un extrait :" Jamais créature ne fut plus affable, plus humble, plus prévenante que la reine de France dans ce moment délicieux qui rappelle à mon coeur tant d'amertumes ; je tremblais ... Le respect dont j'étais pénétrée l'affligeait. Elle daigna m'enhardir par des caresses les plus équivoques et par les paroles les plus douces... Bientôt l'ingénieuse libertine parcourut avec des regards dévorants ce qu'elle voulait bien appeler mes appas ; sa bouche enflammée colla partout des baisers de feu, et je rougis en avouant que je fus satisfaite ... "

 

Jeanne a-t-elle écrite ses mémoires seules, s'est-elle fait aider ? Le doute existe. Car le nom d'un certain Calonne est cité. Monsieur de Calonne était un ancien contôleur général tombé en disgrâce et exilé en Angleterre. Il aurait vivement incité Jeanne à produire ses mémoires, et ce alors même que la Duchesse de Polignac, lors d'un de ses passages en Angleterre,  lui aurait demandé de ne pas le faire...  Il y-avait-il donc du vrai dans ces écrits ? Quelqu'un avait-il intérêt à ne pas les faire éditer ? car en effet, Jeanne fait une chute « mortelle » de la fenêtre de son appartement de Londres en 1791.

 

Certains ont pensé à un suicide, d'autres à un stupide accident car elle voulait échapper à ses créanciers, d'autres encore ont suggéré le meurtre. Elle était en effet espionnée par les Français.

 

A ce jour, le doute subsite encore sur sa mort : Jeanne est-elle vraiment morte ? A-t-elle vraiment été enterrée à Sainte Mary Lambeth ? Beaucoup se le demandent, surtout à Londres. Par ailleurs, selon certains auteurs, elle aurait fuit l'Angleterre pour se réfugier en Crimée en se faisant appeler Jeanne de Gachet et qu'elle y serait décédée là-bas .... encore un autre mystère.

 

 

Pour conclure, comme le disait Mirabeau, l'affaire du Collier fut le prélude à la Révolution Française. Le procès retentissant a montré un ecclésiastique envouté par un mage, une reine dépravée, un roi cocu incapable de s'occuper de sa femme ... et donc comment pouvait-il s'occuper des affaires du royaume ?

Le peuple a dès lors la ferme conviction qu'il faut en finir avec cette société de dégénérés et de mettre un terme à l'absolutisme royal incapable de respecter une décision parlementaire.... Rendez vous le 14 juillet 1789 ...

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