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Le Princie, un diamant rose bien marketé par Christie's

Le Princie

un diamant rose bien marketé par Christie's

 

 

16 avril 2013 : Le Princie, un diamant de 34.65 carats rose "bubble gum " comme l'a décrit à BusBy un marchand de New York, a été vendu aux enchères à New York chez Christie's pour une valeur record de près de 40 millions de dollars.

 

De quoi en oublier la crise chipriotte !

 

 

Le diamant rose Princie BusBy

 

 

Marketing oblige, le catalogue de vente de Christie's fait l'éloge du diamant Princie ... 

 

"Among important large diamonds, the Princie possesses all of the most desirable qualities today’s collectors seek in diamonds: large size, desirable shape and polish, exceptional color and quality, Golconda origins, and a noble history. It was first recorded in the holdings of the Royal family of Hyderabad, rulers of one of the wealthiest provinces of the Mughal Empire. First offered at[Sotheby's ndrl] auction in 1960 as “Property of a Gentleman” (later revealed to be the Nizam of Hyderabad himself) the diamond was purchased by the London branch of Van Cleef & Arpels for £46,000, which corresponds to US$1.3 million today and highlights the tremendous investment opportunities in the world of diamonds. The diamond’s unique name was bestowed at a party at the firm’s Paris store, where it was christened the “Princie” in honor of the 14-year-old Prince of Baroda, who attended the party with his mother Maharani Sita Devi."

 

 

Le Princie, ce diamant aristocratique est tout simplement fantastique. 

 

En réalité, l'histoire de la pierre est plus sombre et nettement moins glamour. 

 

 

Le Nizam de Hyderabad ... un curieux personnage

 

 

Mir Osman Ali Khan est le septième et dernier Nizam (synonyme de Prince) de l'Etat de Hyderabad, en Inde, dont la dynastie remonte au XVIII ème siècle (1720 avec Asaf Jah).

 

 

L'Etat de Hyderabad BusBy

 

 

A l'époque, l'Etat de Hyderabad est l'un des plus riches de l'Inde et notamment propriétaire de fameuses mines de Golconde d'où par exemple a été extrait le Koh-I-Noor qui orne aujourd'hui la couronne de la Reine d'Angleterre.

 

 

Le Nizam est un homme très riche. En 1937, il est classé par le Time Magazine comme l'Homme le plus riche du monde dont la fortune est estimée à l'époque à environ 2 billions de USD.

 

 

Le Nizam de Hyderabad par le Time Magazine de 1937 BusBy

 

 

Riche .... mais d'une extrème avarice :

 

On raconte que ses visiteurs doivent se contenter d'un biscuit quand ils sont conviés pour le thé, que le Nizam porte les mêmes vêtements usés jusqu'à la corde, qu'il recout lui-même ses chaussettes et qu'il mange dans une assiette en étain à même le sol de sa chambre dont les poubelles débordent de papier.

 

 

En revanche, pas question de lésiner sur l'achat de voitures de grand prix comme les Rolls- Royce ou sur l'emploi de personnel pour son Palais de Chowmahalla:
Plus de 6000 employés s'y affairent dont 3000 gardes du corps; une brigade de 38 personnes se charge d'épousseter lustres et chandeliers, une autre de 28 d'acheminer l'eau potable.

 

 

Le palais de Chowmahalla du Nizam de Hyderabad BusBy

 

 

Le palais de Chowmahalla du Nizam de Hyderabad BusBy

 

 

 

Un autre domaine dans lequel le Nizam ne radine pas non plus : celui du sexe. 

 

 

Le Nizam de Hyderabad en charmante compagnie BusBy

 

Ici, avec ses femmes, concubines, filles ? charmantes mais pas très souriantes !

 

Doté d'un prodigieux appétit sexuel, il collectionne les maîtresses qu'il installe dans ses harems … et forcément les enfants illégitimes. On lui en dénombre au moins une centaine.

 

Il place même des cameras cachées dans les appartements de ses invités et se dote ainsi de la plus importante collection d'images pornographiques d'Inde.

Hé non, pas de photos à l'appui malgré tous les efforts de BusBy pour vous en présenter au moins une.

 

 

 

La chute sanglante de son Royaume de Hyderabad

 

 

Opération Polo et l'annexion forcée de l'Etat d'Hyderabad à l'Union Indienne BusBy

 

 

En septembre 1948, l'opération Polo (en référence aux 17 terrains de polo situés dans le royaume) oblige le Nizam a céder son Etat à l'Union Indienne.

 

Cette intervention militaire se fait dans un bain de sang causant la mort de plusieurs milliers de personnes.

 

Déchu de son titre de souverain régnant, le Nizam peut néanmoins disposer de ses biens (immobiliers et mobiliers) en vertu d'une convention passée en 1950 avec l'Union Indienne.

 

Annexée à la convention, une liste impressionnante de bijoux dont le diamant Jacobi de 184,75 cts.

 

Le diamant Jacobi du Nizam d'Hyderabad BusBy

 

 

Le Jacobi était le presse papier du Nizam car il le trouvait trop gros pour être porté. Quelle sage initiative. 

 

Quant au diamant rose dont aurait été propriétaire le Nizam, aucune trace dans cette fameuse liste. Peut-être mis de côté par le Nizam pour assurer ses vieux jours ?

 

Mais que sont devenus les bijoux listés par le Nizam ?

 

Les consignant dans deux trusts pour les mettre à l'abri, le Nizam prévoyait qu'ils pourraient être vendus par ses héritiers à la mort de son fils ainé qui décéda en octobre 1970, 3 ans seulement après son père.

 

En réalité, les héritiers ne pourront jamais vendre librement les joyaux.

L'Etat Indien se servant du Customs Act de 1962 et d Antiquities et Art Treasures act de 1972 fera obstacle à toute vente éventuelle en exerçant son droit de préemption : les bijoux font partie du patrimoine national.

 

Ainsi, aux termes de plus de 20 ans de procédures avec les héritiers, l'Etat indien devient en 1995 propriétaire des bijoux en les achetant aux héritiers pour la ridicule somme de 70 millions de USD alors même que certaines maisons de ventes aux enchères les estimaient entre 250 et 300 millions USD. 

 

Le plus scandaleux est que non content d'avoir spolié les héritiers du Nizam, le fisc Indien réclame aujourd'hui à ces derniers le paiement d'un impôt sur la fortune au titre des sommes ainsi versées. 

 

 

Sita Devi, une femme calculatrice 

 

Sita Devi Maharamée de Baroda, la Wallace Simpson orientale... intriguante, manipulatrice, avide, mais incroyablement belle.

 

 

Maharani Sita Devi de Baroda BusBy

 

 

Un jour de 1943, à l'occasion d'une course de chevaux à Madras, les yeux assoifés d'or de la superbe Sita Devi croisent ceux du Maharaja Pratapsingh Gaekwad de Baroda.

 

 

Sita Devi et son mari BusBy

 

 

Sita Devi n'hésite pas une seule seconde. Elle divorce de son premier mari à qui elle laisse ses 3 enfants. Aucun commentaire.

 

 

Elle devient ainsi la seconde femme du Maharaja et le "jeune couple" convole vers Monaco pour en faire leur résidence principale. Ils y mènent la grande vie.

 

En route pour Monaco BusBy

 

 

Le Maharajah couvre sa belle Sita Devi de présents, de fourrures et de bijoux dont elle est si friande. Pas n'importe quels bijoux : ceux du Trésor de la dynastie des Baroda.

 

Elle devient ainsi propriétaire de pièces inestimables. 

 

Le diamant Star of the South de 128,48 cts et le English Dresden de 78.53 cts réunis dans un seul collier,

 

 

Sita Devi et son collier de diamants BusBy

 

 

Le collier des Baroda comprenant l'English Dresden et le Star of the South BusBy

 

ou encore de ce fabuleux collier de perles mis en vente chez Christie's en 2007 et adjugé pour la somme de USD 7 millions.

 

le collier de perles de Sita Devi extraites du collier des Baroda BusBy


Sita Devi ne recule devant rien : son collier est tout simplement composé de perles prélevées de l'impressionnant bijou des Baroda qui se composait à l'origine de 7 rangs. Et merci Sita, désormais il n'en reste plus que six.

 

 

 

le collier de perles porté par le mari de Sita Devi BusByLe collier de perles à 7 rangs appartenant à la dynastie des Baroda BusBy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Femme de goût, Sita Devi possède également un fabuleux tapis entièrement cousu de perles (entre 1 et 1.5 millions), de diamants (350-400 cts), d'émeraudes, de rubis et de saphirs. Ce tapis a été vendu à près de USD 5 500 000 chez Sotheby's en 2009.

 

 

Le magnifique tapis composé de perles, de diamants et de pierres précieuses BusBy

 

 

 

Certains joyaux des Baroda font l'objet de transformation à l'initiative de Sita, comme la parure "Hindou necklace" réalisée par Van Cleef and Arpels.

 

 

Le collier "Hindou" dessiné par VCA BusBy

 

 

A la demande de Sita Devi, VCA transforme les bijoux des Baroda BusBy

copyright Christie's

 

 

 

En 1945, le Maharajah et Sita Devi ont un fils Sayajirao Gaekwad. Enfant chéri et adoré de sa Maman, le petit garçon est surnommé Princie.

 

 

Le temps du bonheur, Sita et Princie BusByLe temps du bonheur, Sita, son mari et Princie BusBy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après 13 ans de vie commune, le couple se sépare en 1956.

Serait-ce parce que le Maharajah a décidé de confier " sa succession " à son fils ainé du premier mariage et non à Princie ? 

 

 

Malgré son divorce, Sita Devi conserve son titre de Maharamée de Baroda et continue de profiter de la vie courant de soirées mondaines en soirées mondaines parées de ses atours. Une jet setteuse des années 1960, début 1970.

 

 

Les soirées mondaines de Sita Devi BusBy

 

 

Les soirées mondaines de Sita Devi BusBy

 

 

Mais les finances viennent à manquer.

 

Sita Devi est contrainte de vendre en secret aux enchères en 1974 via le Crédit Mobilier de Monaco sa collection de bijoux. 

 

A l'occasion, une pièce exceptionnelle sera acquise par Harry Winston : La chalk Emerald.

 

 

La chalk émeraude BusBy

 

 

Cette émeraude colombienne était la pièce maîtresse d'un collier qui fut retaillée (passant de 38.40 carats à 37.82cts) et transformée en bague par le joaillier.

 

 

 

La triste fin de Princie

 

 

Sita Devi et Princie BusBy

 

 

Fin tragique pour le fils adoré de Sita Devi qui, à l'occasion de son quatorzième anniversaire, a donné son surnom au fabuleux diamant rose de Van Cleef and Arpels.

 

Un honneur et un magnifique souvenir sans doute... mais qui n'empêche pas Princie de sombrer dans la drogue et l'alcool.

 

Quelques mois après ses 40 ans en 1985, il se suicide dans sa villa de Cagnes-sur-Mer en se tranchant la gorge. 

 

Quatre ans après, Sita Devi rejoint son fils au paradis. 

 

 

Les zones d'ombres autour du Princie

 

La datation du Princie

 

Christies indique : " the Princie has remained absolutely untouched since it was mined over 300 years ago ".

 

Mais comment une pierre si ancienne peut-elle avoir eu des proportions aussi agréables ? (selon le certificat GIA du 25 novembre 2009 elle est classé Good Good en poli et symmétrie). 

 

Pour certains marchands, il y a fort à parier que la pierre a été retaillée.

 

Son origine

 

Le Princie vient-il réellement de la dynastie des Nizam ?

 

Christie's l'affirme mais dans le catalogue de Sotheby's du 16 novembre 2010, on peut lire :

 

" The cushion-cut ‘Princie’ diamond, weighing 34.64 carats, may formerly have been part of the State jewels of Turkey. "

 

Le vol du Princie

 

Le Princie est acquis par Van Cleef and Arpels en 1960, il est monté en collier comme on peut le voir ci-dessous.

 

Il s'évanouit ensuite dans la nature pour se retrouver sur le catalogue de la vente de Christie's organisée à NY le 16 avril dernier.

 

 

L'Officiel présente le diamant rose, le futur Princie BusBy

 

L'Officiel présente le diamant rose, le futur Princie BusBy

 

 

Où était-il donc pendant tout ce temps ?

 

C'est Candida Morvillo, une journaliste d'investigation du magazine Italien Lo Donna, qui a mené l'enquête. 

 

Pour résumer l'affaire qui est relativement complexe et qui mèle également enfant secret et polygamie dont nous ne parlerons pas ici:

 

Le diamant a été acheté au début des années 1960 par Renato Angiolillo, un homme politique Italien et fondateur du journal Il Tempo et ce après avoir perdu plus de 700 millions de lires au casino... juste pour montrer qu'il avait encore les moyens !

 

 

Renato Angiolillo l'un des propriétaires du Princie BusBy

 

 

Le problème est que les héritiers de Renato Angiolillo (son fils Amadeo né d'un premier mariage et un petit fils Renato Jr) revendiquent la propriété du Princie. 

 

En Octobre 2009 quand la seconde femme de Renato, Maria Girani décède, les héritiers ne trouvent aucune trace du Princie, ni même de celle des 22 autres bijoux de très grande valeur (plus de 100 millions d'euros estimés à ce jour) qu'elle possédait et qui selon la loi italienne doivent revenir aux héritiers du premier lit.

 

L'estimation des bijoux de Maria Girani de septembre 1970 par Harry Winston BusBy

 

Les héritiers déposent une plainte contre X pour vol.

 

Tous les soupçons se tournent vers Marco Bianchi Milella, le fils ainé de Maria Girani qu'elle a eu étant plus jeune bien avant son mariage avec Renato.

 

 

Maria Girani et son fils Marco Bianchi Milella BusBy

 

 

Lors d'une perquisition fin mars 2013 au domicile de Marco et de celui d'un marchand-gemmologue de la place de Monaco, des bijoux faisant partie de la collection de Maria sont retrouvés.

Chez le marchand, les policiers découvrent un collier Van Cleef serti d'un rubis sang de pigeon qu'il devait vendre pour le compte de Marco. Voir l'article en italien

 

Quant au Princie, les héritiers via leur avocat tentent de faire stopper la vente chez Christie's. Peine perdue. 

 

Si Christie's confirme que le Princie est bien la pierre de Maria Girani, la maison de vente aux enchères refuse d'interrompre la vente.

Christie's se base en effet sur le principe de la bonne foi de l'acquéreur du Princie basé en Suisse et qui a confié à Christie's le soin de mettre en vente le diamant. 

 

 

Les héritiers peuvent donc dire " Adieu " au Princie mais finalement grand bien leur fasse.

On ne peut guère dire que ceux qui ont cotoyé le Princie ont eu une vie vraiment rose.

 

Souhaitons donc une longue et heureuse vie à son nouveau propriétaire !

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